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L’hernie discale serait responsable de 2% des maux de dos. Même si ce chiffre reste relativement faible, il est possible que vous souffriez d’une hernie discale, qui peut souvent entraîner plusieurs complications.

Comprendre ce qui provoque une hernie discale, ses risques et les solutions qui existent, c’est ce dont nous vous parlons dans cet article.

Hernie Discale

On parle d’hernie discale lorsque les disques intervertébraux, sortes d’amortisseurs se trouvant entre chacune des vertèbres du dos, se fissurent ou s’affaiblissent.

En effet, ces disques sont composés d’une structure solide contenant un noyau liquide. Si la structure fibreuse et solide se dégrade, il se peut que le noyau liquide s’échappe de celle-ci. C’est cet écoulement qui provoque l’hernie discale.

L’hernie discale atteint plus particulièrement les personnes entre 33 et 50 ans, et elle est plus fréquente chez l’homme que chez la femme. Dans 95% des cas, l’hernie discale va se situer dans le bas du dos, où les vertèbres lombaires se situent.

Et ce n’est pas un hasard: ces vertèbres sont les plus demandées et les plus actives, et par conséquence plus exposées aux dégradations.

Causes d’une hernie discale

Dans une grande majorité des cas, l’hernie discale apparaît avec la dégradation du corps au fil du temps. Notre colonne vertébrale perd peu à peu de sa vigueur et s’essouffle. Nos disques intervertébraux se fissurent alors, provoquant une hernie discale.

Une chute ou bien une mauvaise posture lorsque vous soulevez un objet lourd peuvent aussi fragiliser nos disques intervertébraux. L’obésité, une mauvaise hygiène de vie (pas de sport, tabagisme, …) ou une grossesse, sont également des facteurs augmentant la probabilité de l’apparition d’une hernie discale.

Pour certains patients, c’est tout simplement l’hérédité qui est mise en cause. Une faiblesse génétique du dos dans votre famille par exemple. Si tel est le cas, l’hernie discale peut même frapper avant l’âge adulte.

Les symptômes d’une hernie discale

Il se peut que vous soyez atteint d’une hernie discale sans même le savoir. Car si le noyau liquide qui s’échappe des disques intervertébraux n’est pas en contact direct avec l’une des racines nerveuses se trouvant à proximité, vous ne ressentirez rien.

A l’opposé, si vous ressentez une douleur vive dans le dos lors de vos mouvements quotidiens, c’est qu’il y a compression d’un nerf.

Il est également plausible que ce liquide, en s’échappant, vienne directement provoquer une pression sur le nerf sciatique. Vous ressentirez alors des douleurs décrites par les patients comme des « chocs électriques » au niveau du fessier, de la cuisse ou de la jambe. Une incontinence et/ou une paralysie sont d’autres symptômes indiquant que le nerf sciatique est touché.

Dans ce cas précis, votre hernie discale s’est transformée en sciatique. Ainsi, sachez que 85% des cas de sciatique démarrent d’une hernie discale.

Prévention à prendre contre l’hernie discale

Voici quelques conseils afin de minimiser vos risques d’hernie discale…

Si votre mal ne s’atténue pas quelques jours après avoir suivi ces précautions, il est utile d’aller consulter votre médecin pour un examen approfondi.

Traitements médicaux

La seconde étape, après avoir tenté de soulager ou faire disparaître votre hernie discale, est le traitement médical.

Commencez par des anti-inflammatoires, relaxants musculaires ou des médicaments analgésiques faibles, sur un court laps de temps. Si vous ne ressentez aucune amélioration, il se peut que vous deviez passer aux injections d’enzymes.

Ces injections vont détruire la zone du noyau du disque intervertébral faisant pression sur le nerf. Sur papier, cette solution semble être une bonne alternative, car elle permet d’éviter la chirurgie. Méfiez vous tout de même des fortes réactions allergiques résultant d’un tel procédé.

Solution chirurgicale

En derniers recours et en cas de symptômes alarmants, la chirurgie est envisageable. A ce stade, vous devriez discuter avec votre médecin, afin de prendre la bonne décision.

L’opération chirurgicale peut soit être une discectomie, c’est à dire le retrait d’une partie ou de l’ensemble du disque intervertébral à problème. L’autre option, moins draconienne, est une microdiscectomie (retrait d’une partie du disque à problème).